Défi « no buy » – été 2017

DSC_0642

La prise de conscience

Depuis quelques temps maintenant, je m’intéresse au mode de vie zéro-déchet et doucement au minimalisme. J’ai commencé par lire Famille presque zéro-déchet : ze guide de Bénédicte Moret et Jérémie Pichon, puis la « bible » Zéro déchet de Béa Johnson dont je pourrais vous parler une prochaine fois. Sur les conseils d’une copine, j’ai également regardé le documentaire « Minimalism : a documentary about the important things » de Matt D’Avella (disponible sur Netflix) et je ne loupe aucune vidéo de « Un soupçon de rose » sur Youtube. J’essaie petit à petit d’intégrer quelques uns des bons gestes dans mon quotidien et j’ai déjà changé pas mal de détails dans ma vie pour évoluer vers moins de déchets.

Néanmoins, je reste une grande consommatrice, pas toujours raisonnable, et mon mode de consommation allait à l’encontre de ces aspirations écologiques notamment dans certains domaines : les livres, les cosmétiques, les vêtements et la déco dans une moindre mesure.

En fait, j’ai toujours considéré le shopping comme un temps de plaisir, une récompense ou même une consolation. Sortir de cette conception des choses n’est pas aisée et je ne pense pas pouvoir me défaire un jour complètement de ce schéma mental. Toutefois, je n’ai jamais été une « acheteuse compulsive », j’ai toujours longtemps hésité avant d’acheter, pesé le pour et le contre. Mais je me suis rendu compte ces derniers temps que je finissais par accumuler beaucoup d’objet à usage unique (les livres, les DVD qui ne me plaisaient pas plus que cela) et beaucoup d’objets dont je n’avais pas besoin ou qui faisaient doublon (rouges à lèvres, vêtements, bougies, etc.).

J’en suis finalement arrivée au point où je me suis demandé si, au lieu de me plaindre du manque de place dans mon petit appartement parisien, je ne devrais pas plutôt considérer que le problème est le trop-plein d’objets accumulés, inutilisés et souvent peu durables.

Les objectifs

J’ai donc décidé de bousculer un peu ces mauvaises habitudes ! Je précise malgré tout que je ne veux pas me priver ou me frustrer en me refusant tout achat mais je souhaiterais évoluer vers une consommation plus raisonnée et plus durable.

Je voudrais cesser d’accumuler des objets qui ne me servent pas au quotidien, qui ne me plaisent pas vraiment, dont je me lasse vite et qui finissent par encombrer l’espace et l’esprit.

Pour mes futures acquisitions, je souhaiterais acheter moins et mieux (je pense notamment aux vêtements), ne pas multiplier les achats avant d’en avoir besoin (les cosmétiques !) et privilégier l’occasion, l’emprunt ou la location quand c’est possible (vive les vide-dressings, la récup, la bibliothèque et Netflix).

Je ne me lance donc pas dans ce défi « no buy » pour des raisons financières (même si ça me permet d’épargner plus significativement pour un futur projet immobilier et que c’est toujours bon à prendre), pas parce que je pense être une « acheteuse compulsive » mais plutôt par souci écologique et, il faut bien le dire, par ras-le-bol du manque de place chez moi !

Comme sur ce genre de chose je fonctionne pas mal au « tout ou rien », j’ai décidé de me lancer dans ce défi ! Je ne le vois pas forcément comme une résolution à très long terme mais comme un coup de pouce pour me rendre compte que je n’ai vraiment pas besoin d’acheter pour profiter de la vie et ne pas m’ennuyer.

 

Le défi

Concrètement, il s’agit de ne rien acheter qui ne soit indispensable (notamment pas de vêtement, cosmétique, livre ou DVD, ni d’objets de décoration) du 7 mai 2017 au 22 septembre 2017 (soit un peu moins de cinq mois).

Ces dates correspondent à ma dernière « grosse séance shopping » avec ma maman le 6 mai (cela faisait des siècles que nous n’étions pas allé en ville ensemble et, oui, j’ai complètement craqué : je l’avais prévu mais ça a aussi accéléré ma prise de conscience), jusqu’au premier jour de l’automne (et donc juste avant mon anniversaire : je me dis que ce sera la bonne occasion de reconstituer des réserves si besoin !).

Je ne compte pas là dedans les cadeaux que je pourrais offrir sur cette période (mais s’ils peuvent être durables et/ou utiles c’est mieux). Je ne compte pas non plus tous les achats « immatériels » (Netflix, le cinéma, la carte de bibliothèque, les restaurants, les vacances, les musées, etc.) : au contraire, l’objectif serait de me tourner vers les expériences plutôt que les possessions.

Par contre, je n’ai pas prévu de « sanction » si jamais je ne m’y tenais pas : je pense que je serais suffisamment déçue et je préfère fonctionner à la récompense : l’épargne que je me créée, la satisfaction de libérer de l’espace chez moi au fur et à mesure que je termine/use des objets et la gratification à m’acheminer vers un mode de vie plus « green » !

Voilà pour les « conditions » que je me suis fixées !

Pour l’instant, je n’associe pas ce défi à un quelconque désencombrement de mon appartement, mais ça viendra peut-être !

 

Le bilan à deux mois

En vérité, les bienfaits du défi ont été un peu contrariés dès le départ par mon gros shopping du 6 mai (un peu comme le dernier repas avant un régime). Mais les achats que j’ai faits ce jour-là (que des vêtements) sont bien rentabilisés (je les porte tout le temps) et j’ai fait un petit tri en parallèle.

A part ça, je suis pour l’instant plutôt fière parce que je n’ai qu’un seul achat à déclarer, un achat qui a été plus qu’utile et qui resservira (à moi ou à des amis), j’en suis sûre : le Guide du routard de la « Loire à vélo » (il n’était pas à la bibliothèque) que j’ai acheté en vue de nos vacances.

J’ai également choisi de ne pas reporter plus l’achat d’un disque dur externe parce que le mien présente des signes de faiblesse (il date de presque 10 ans) et que je ne souhaite pas perdre toutes mes photos ! Ce n’est donc pas vraiment un achat « plaisir » (même si, je vous l’accorde, il ne s’agit pas d’une nécessité vitale).

Pour le reste : pas le moindre craquage pour le moment ! Bon, j’écris cet article en plein pendant les soldes d’été et c’est là que le vrai défi commence, d’autant que j’aime toujours autant flâner sur les blogs de mode, devant les boutiques voire sur les boutiques en ligne… Mais je résiste et je ne suis même pas trop tentée en fait (hum… si un peu quand même).

Je me rends compte que je n’ai pas besoin de ça pour rendre ma vie excitante ou intéressante : je voyage beaucoup ces temps-ci, je lis plus au lieu de perdre du temps à écumer les boutiques en ligne, je redécouvre mes anciens vêtements, tout mon maquillage, je prends un plaisir fou à vider mes flacons doucement et à retrouver un peu plus de place dans mes étagères et puis je collectionne les moments tout simplement (et les photos aussi par contre d’où le disque dur)… et ça me convient très bien ! La suite au prochain épisode pour le bilan définitif !

 

Et vous, est-ce que ce genre de défi vous attire ? Etes-vous des acheteurs compulsifs ? Que pensez-vous du mode de vie « minimaliste » ?

Publicités

2 réflexions sur “Défi « no buy » – été 2017

  1. Hello,
    Bravo pour ce défi qui n’est pas si facile à réaliser surtout pendant la période des soldes… J’ai hâte de connaitre la suite pour savoir à quoi m’attendre si un jour je me décide à sauter le pas.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s