La Pyrénéenne 2017 – compte-rendu de ma première course officielle

DSC_0526Je suis très heureuse et assez fière de revenir par ici pour partager mes impressions sur ma première course officielle : la Pyrénéenne du XXème ! J’écris cet article l’après-midi même de la course, mes réactions sont on ne peut plus spontanées 😉

L’inscription

J’ai longuement hésité avant de prendre la décision de m’inscrire. Je cours plus ou moins régulièrement depuis deux ans environ avec de longues périodes de relâche et sans vraiment faire preuve de discipline et justement, je me disais que m’inscrire à une course officielle m’obligerait à faire preuve d’un peu d’assiduité dans ma pratique. Lorsque j’ai vu l’affiche de « la Pyrénéenne » sur la façade de la mairie, je me suis dit : « c’est cette course ou jamais » ! Eh oui, que peut-on espérer de mieux pour sa première course qu’un 10 km ni trop grand ni trop petit (un millier de participants) dont le départ et l’arrivée se font juste au pied de chez soi (littéralement) et dont le coût d’inscription est plutôt raisonnable (17€) ? Ni une ni deux, me voilà en train de commander mon tout premier dossard !

La préparation

Je me suis inscrite à peu près deux mois avant la course (mais je partais en vacances à Barcelone et je n’ai pas commencé immédiatement la préparation) et j’étais dans une période ou je courrais une à deux fois par semaine, sur de courtes distances (environ 6km par séance). J’ai téléchargé un plan d’entraînement de 6 semaines un peu ambitieux pour finir mon 10 km en 57 minutes sur Nutraletic et je me suis lancé dans cette préparation en alternant les séances de fractionné au stade et les séances d’endurance dans des parcs ou en pleine nature quand j’en avais l’occasion (trop rarement à mon goût).

Comme je le disais, c’était un plan un peu trop difficile pour moi et j’ai pas mal souffert pendant les séances jusqu’au moment où j’ai commencé à avoir une petite douleur à la cuisse (juste avant la quatrième semaine) et où j’ai ralenti le rythme de ma préparation pour ne pas risquer de me blesser avant le jour J.

J’ai donc levé le pied et continué à courir en footing en me disant qu’après tout, l’objectif était surtout de finir cette course et que, ça, je m’en sentais capable alors ç’aurait été bête de passer à côté. Bien sûr, il me trottait toujours en tête l’envie de ne pas trop dépasser l’heure de course mais c’était du bonus…

Et à dix jours de la course, je suis à nouveau partie en vacances de 5 jours, en Belgique, cette fois, pour célébrer mon PACS avec mon amoureux. Alors, oui, on a marché mais par contre, pas de footing et bonjour les frites, le chocolat et la bière… Pas tip-top pour la préparation mais bon !

La dernière semaine, je me suis un peu reprise en main et j’ai effectué une séance de 5 km à l’allure que je souhaitais avoir pour le jour J (6’/km) puis j’ai repéré le parcours en deux fois au cours de deux nouvelles séances, en endurance. Parallèlement, j’ai essayé de manger un peu plus sainement et de me coucher tôt (sauf le vendredi soir où j’ai retrouvé des copines et où le combo vin/charcuterie/fromage a été de mise… ahem)….

Bref, une préparation un peu irrégulière mais pas de catastrophe à l’horizon. A l’issue, c’est vrai, je ne me sentais pas prête à battre des records mais je me sentais capable d’arriver au bout !

La veille de la course et le retrait des dossards

Le samedi, je n’ai pas fait de folie, ça a été repos et confection d’un cake à la banane healthy pour mon petit-déjeuner du lendemain matin.

J’ai été retiré mon dossard à la mairie du XXème dans l’après-midi, il n’y avait pas de queue et ça s’est fait très rapidement et dans la bonne humeur alors même que je n’avais pas mémorisé mon numéro de dossard… J’ai récupéré mon dossard (et les épingles qui vont avec), le plan du parcours et un beau t-shirt !

Si le midi j’ai mangé mon brunch habituel du week-end sans trop faire attention, le soir, je me suis préparé un bon repas à base de riz cantonnais maison et en dessert une part du fameux cake à la banane. Et j’ai beaucoup bu d’eau (plate, thé, tisane…).

Coucher à 22h30 et une nuit pas trop agitée, ouf !

Le jour J

Le parcours

Je ne sais pas si vous connaissez cette course mais sa caractéristique est un dénivelé plutôt important pour une course parisienne : plus de 118 m ! On remonte notamment toute la rue Ménilmontant avant de redescendre par la rue de Belleville et le boulevard de Ménilmontant jusqu’à Nation. Les deux derniers km consistent à remonter au point de départ avec une dernière côte en pente douce certes mais sur le dernier km, on la sent bien, croyez-moi !

Le départ

Le matin, je me suis levée vers 8 heures pour un départ prévu à 9h30. J’ai déjeuné, me suis préparée et ai guetté l’arrivée des coureurs depuis mon balcon (hihihi).

Vers 9h10, je me suis décidée à descendre. Devant la mairie, un échauffement collectif était proposé mais il y avait déjà beaucoup de monde alors j’ai préféré faire quelques foulées de mon côté.

Vers 9h25, nous nous positionnons devant la ligne de départ, je me mets dans la fin du peloton. Il fait plutôt gris et pas très chaud lorsque l’on est statique : malheureusement, nous attendons longtemps le départ à cause d’un véhicule gênant sur le parcours… Il commence à pleuvoir, nous commençons à nous impatienter un peu et je sens ma belle motivation se changer en stress (de ne pas arriver au bout, de finir dernière, de m’ennuyer, d’être paralysée par des points de côté, etc.)…. Mais ouf, à 9h50 environ, le départ est lancé !

J’ai beaucoup de mal à me souvenir de mon allure aux entraînements, je ne sais pas déterminer si je vais trop vite, emportée par les autres participants, ou trop lentement, ralentie par la foule compacte… Je décide de ne pas trop me préoccuper de mon rythme et d’écouter mes sensations, tout en me disant qu’il faudrait que je repère le meneur d’allure de 1h05.

Du 1er au 5ème km

Je finis assez vite par suivre le meneur d’allure de 1h05. Les gens discutent encore autour de moi, l’ambiance est plutôt sympathique. Après une courte montée, nous arrivons à la première descente et j’accélère en me disant que c’est toujours du temps de gagné sur les montées à venir (mauvais ou bon calcul, je ne sais pas trop). Je commence à doubler quelques participants et ça me motive plutôt. Il ne pleut déjà plus !

Après quelques détours dans le quartier de Gambetta (où je dépasse le meneur d’allure des 1h05), nous entamons la dure côté de la rue Ménilmontant et je vois beaucoup de gens autour de moi surpris par le dénivelé et qui se mettent à marcher. Je suis contente d’avoir pu repérer le parcours et de savoir, d’une part à quoi m’en tenir et, d’autre part, qu’au prochain virage, c’est à nouveau plat ! Les gens nous encouragent, c’est très sympa. L’ambiance parmi les coureurs est toujours amicale mais beaucoup moins légère. Elle est longue cette montée mais je ne m’arrête pas.

Le replat me permet de récupérer mais je me dis que ce serait trop bête de ne pas profiter d’avoir bien géré cette montée et de perdre à nouveau du temps. Je ne ralentis pas vraiment.

Kilomètre 3 – kilomètre 4… Dans la descente, j’essaie d’accélérer mais surtout je fais attention au point de côté qui me tombent toujours dessus à ce moment là. Je sens bien un petit point mais pas de grosses douleurs, ça me rassure, je me dis que le plus dur du parcours est derrière moi. Nous arrivons sur la grande ligne droite du parcours, relativement plane mais loooongue et ventée…

Nous arrivons au 5ème kilomètre et au ravitaillement. J’avale la moitié d’un gobelet d’eau et je repars presque sans m’arrêter. Je me rends compte que j’ai le meneur d’allure de 1h en vue…

Du 6ème au 9ème km

DSC_0529

Toute la seconde moitié, j’essaie de ne pas laisser le meneur d’allure s’éloigner, voire de grappiller quelques mètres. Je double quelques participants, les rangs sont plutôt clairsemés. J’aperçois mon chéri qui me prend en photo, ça me motive.

Je me rends compte que j’ai un peu accéléré par rapport à la première moitié mais j’hésite entre tenter d’aller encore un peu plus vite et ne pas trop me fatiguer avant d’attaquer la dernière montée. Etant déjà plutôt essoufflée, je me contente de ne pas me laisser trop distancer par le meneur d’allure.

7-8 km… Je sens que l’arrivée se rapproche mais j’appréhende toujours cette ultime montée. Quelques personnes accélèrent à partir de ce moment et je me fais doubler par 4 ou 5 coureurs.

« Dernier virage », c’est écrit au sol. J’aime beaucoup ces petits mots qui remotivent ! A partir de là, je me dis qu’il faudrait que j’accélère et je crois qu’en effet j’accélère progressivement mais j’ai l’impression que mes jambes ne veulent plus trop avancer… Je vois des gens qui s’arrêtent, nous essayons de les remotiver : l’arrivée est proche. J’ai peur de devoir m’arrêter aussi si je vais plus vite. Je continue à mon rythme, je n’arriverai pas à dépasser le meneur d’allure mais au moins, je m’en suis rapprochée un peu.

L’arrivée

Il reste 500 m et à nouveau, la côte s’accentue : c’est difficile ! Si je ralentis maintenant, je vais m’en vouloir me dis-je, alors je maintiens l’allure tant bien que mal jusqu’à l’inscription « arrivée en vue » : je lève les yeux et en effet ! Là je donne TOUT ce qu’il me reste et malheureusement, je me rends compte que si ce message avait été là plus tôt, j’aurais pu sprinter encore quelques dizaines de mètres de plus. Je vois mon amoureux avec son appareil photo, me dis que je vais être horrible sur les photos (et c’est le cas…) mais ça me motive à aller encore plus vite et à doubler une dernière concurrente !

DSC_0540

Ça y est ! Mon premier 10 km est derrière moi ! Je récupère ma médaille (pas très jolie mais importante pour moi), marche quelques mètres, retrouve mon amoureux : le sourire aux lèvres ! J’étais en forme, je n’ai pas trop de regret quand à mon allure et l’ambiance était top !

Je gagne le ravitaillement. Une bouteille d’eau, un quartier d’orange et un bout de cake plus tard et je rentre chez moi avec l’envie de recommencer !

Résultats

Je suis plutôt très fière de moi parce que, même si c’est de peu, je me situe sous la barre de l’heure : 59 minutes et 28 secondes ! C’est certainement ridicule pour beaucoup mais pour moi c’est une superbe victoire !

J’arrive 747ème sur 1007 participants, 166ème sur 347 filles (la première moitié du classement, youhou) et 112ème sur 231 participantes dans ma catégorie SEF.

Je me dis qu’en faisant preuve de plus de rigueur, les 56 voire 55 minutes doivent être à ma portée. L’idée d’un 15 km voire d’un semi-marathon me trotte dans la tête maintenant…

J’ai adoré cette expérience et je comprends mieux l’engouement autour de ces compétitions : l’ambiance galvanise vraiment et tout est fait pour que l’on puisse se dépasser tout en passant un bon moment !

DSC_0541

Récupération

Je rentre tout juste de cette course et, honnêtement, je pense que la récupération d’un 10 km n’est pas compliquée par rapport à un semi-marathon, ou pire d’un marathon. Je me repose donc ce dimanche après-midi tranquillement à la maison, j’ai fait une petite sieste bien agréable.

Je compte reprendre tranquillement les footings dès le milieu de la semaine prochaine et l’entrainement habituel d’ici une à deux semaines (à voir si la petite douleur que j’ai au genou suite à cette course disparaît vite).

Et la prochaine course ? A l’automne peut-être !

DSC_0542

Publicités

4 réflexions sur “La Pyrénéenne 2017 – compte-rendu de ma première course officielle

  1. Bravo ! Et bravo pour le temps aussi. Je cours assez régulièrement depuis juillet 2016 et je suis à 1h10 maintenant sur le 10 kms. J’aurais du faire La Pyrénéenne mais je suis trop carencée en B12. 😞 j’ai fait le semi de Paris en mars dernier : 2h40. Sans nul doute, tu peux tenter les 20 kms de Paris à la fin de l’année ! 🙂

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s