Point lecture n°1

Et si nous parlions un peu lecture ? Je pense dorénavant regrouper plusieurs de mes lectures dans un seul et même article et essayer d’être un peu plus concise. Pour les trois lectures de cet article, ce ne sera pas trop compliqué car ce sont des romans que j’ai lu il y a déjà plusieurs mois. Néanmoins, je souhaitais en parler car ce sont trois très bonnes lectures !

Le mystère Henri Pick, David Foenkinos (2016)

Editions Gallimard, 286 pages

Avis : 4/5

henri pick

Un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination?

Si vous me suiviez précédemment, vous savez que je suis toujours séduite par les romans de David Foenkinos que je trouve frais, légers et touchants à la fois. J’aime beaucoup l’humour et le style pétillant de l’auteur également.

Celui-ci ne fait pas exception même si je l’ai trouvé bien différent des autres romans que j’ai pu lire… et ce n’est pas pour me déplaire. Au lieu des histoires d’amour « ordinaires » habituelles, on trouve ici un vrai scénario à suspens qui, je dois dire, fonctionne plutôt bien jusqu’à la chute finale que je n’ai pas vraiment vue venir !

Si les personnages ne m’ont pas spécialement marqués, j’ai retrouvé ce style à la fois simple et travaillé avec toujours de jolies petites trouvailles !

Bref, je ne peux que vous conseiller cette lecture sans prétention mais qui me semble parfaite pour l’été d’ailleurs ! Aimez-vous David Foenkinos ?

 

Chanson douce, Leïla Slimani (2016)

Editions Gallimard, 227 pages

Avis : 4/5

chanson douce

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

Voici un roman dont on a beaucoup entendu parler et qui a obtenu le prix Goncourt l’an passé. J’avais très envie de le lire après avoir vu l’auteur à La Grande Librairie et d’autant plus que ma maman est nounou et qu’elle aussi avait envie de découvrir ce roman sur un tel thème !

J’ai beaucoup aimé, j’ai été happée par l’histoire : on connait l’issue terrible dès les premiers mots mais l’auteur parvient à créer un réel suspens malgré tout. On se sent assez mal à l’aise de prendre un tel plaisir voyeur à découvrir et comprendre les ressorts de la machine infernale qui se met en route au fil des lignes.

Le style est cru, presque chirurgical, parfaitement adapté à cette ambiance de plus en plus pesante et malsaine. On sent bien la tension qui grandit très progressivement chapitre après chapitre, j’ai beaucoup apprécié cet aspect.

Néanmoins, je ressors de cette lecture avec un poil de frustration. J’ai trouvé qu’il manquait un peu d’approfondissement que ce soit dans la psychologie des personnages comme dans la chronologie des événements. Pour moi, il manque une bonne centaine de pages d’approfondissement à ce texte : d’autant plus que la lecture est très agréable, que je pense que la matière est là et que j’aurais personnellement pris beaucoup de plaisir à en lire plus !

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

Lolita, Vladimir Nabokov (1955)

Editions Folio, traduit par Maurice Couturier, 532 pages

Avis : 5/5

lolita

 » Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.

Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. « 

Je crois qu’il est assez rare d’avoir un tel coup de foudre pour une écriture. Mais ce style tellement lumineux, ciselé, parfois trop précieux presque pédant, toujours raffiné et précis, je l’ai adoré!

J’avais envie depuis longtemps de lire ce roman et je suis heureuse de l’avoir enfin découvert. Le personnage principal, un homme attiré par les « nymphettes », de très jeunes filles de 8 à 14 et ans et qui jette son dévolu sur la fille de sa femme, est tantôt pathétique tantôt répugnant.

Le roman est en fait la confession de ses crimes et ce mode de narration nous rend presque complice de ses actes et nous met mal à l’aise car nous sommes amenés à comprendre ce criminel, quasiment à éprouver de l’empathie pour lui.

Lolita, elle, est un mystère, un symbole. Elle semble étrangère à ce qu’il lui arrive et c’est d’autant plus poignant, terrible. On a envie de l’aider, de la sauver et à la fois, elle semble parfois se complaire de la situation. Elle est troublante et pas forcément aimable. On se sent d’autant plus coupable de ne pas éprouver de sympathie pour cette pauvre enfant victime de son beau-père pervers.

Le plus déroutant est d’oublier parfois qu’il s’agit de pédophilie pour y voir une histoire d’amour, certes névrosée, certes à sens unique, mais bien réelle. Je reste émerveillée par le traitement d’un tel sujet avec tant de délicatesse et de beauté dans l’écriture.

Bref, j’ai été subjuguée par ce roman ! Si vous l’avez lu, quelles ont été vos impressions?

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Oser la coupe courte en 5 étapes !

CSC_0711Il y a un peu plus de deux mois, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai enfin poussé la porte d’un coiffeur pour réaliser une coupe « à la garçonne » dont je rêvais depuis plusieurs mois déjà ! Je trouvais les femmes aux cheveux courts tellement jolies, je trouvais qu’elles dégageaient beaucoup d’assurance, je trouvais que la coupe courte donnait du caractère à un look, de la fraîcheur aussi !

Il faut savoir que j’ai le plus souvent eu les cheveux longs (voire très longs) dans ma vie. Il y a deux mois, mes cheveux arrivaient allègrement au milieu de mon dos. En revanche, j’avais déjà osé deux fois les carrés courts et j’avais aimé. Cette fois, je voulais davantage de changement.

Mais j’ai énormément hésité… Trop peur que ça ne m’aille pas, peur de la réaction de mon entourage (surtout de mes collègues), peur de ne plus me sentir féminine…

Certes, ce ne sont jamais que des cheveux. Oui, ça repousse. Non, une coupe ratée n’est pas un drame. Mais quand même ! On peut difficilement cacher le changement et ça change radicalement notre tête.

Alors si l’idée de tenter la coupe courte vous titille, je vous propose de partager mon expérience en 5 conseils !

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4 jours à Londres (mes indispensables pour une première visite)

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Vue depuis le Tate Moderne sur Saint-Paul’s church et la City

Cet été, pas de grandes vacances lointaines sous les cocotiers de prévues pour mon chéri et moi (en vrai, je n’ai jamais fait ce genre de voyage). Nous avons décidé de profiter de l’Eurostar tant que nous habitons à Paris et nous retournons donc quelques jours à Londres. Pour ma part, ce sera la troisième fois. La première, c’était avec une de mes meilleures amies quand nous étions étudiantes. La seconde, avec mon chéri pour qui il s’agissait de la première visite.

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Week-end à 1000 – 21/23 juillet 2017

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Bilan du week-end : 1002 pages lues

Youhou ! Défi relevé ! Je suis vraiment très contente de cette première participation. Finalement, après un début très lent, j’ai changé de stratégie et décidé de déloger quelques courts romans de ma PAL (des antiquités), des romans frais et légers qui se lisent facilement et que j’ai bien apprécié dans l’ensemble (mais ces lectures feront l’objet d’un point lecture plus détaillé plus tard).

J’ai donc lu :

  • 65 pages de nouvelles de Stefan Zweig, Lettre d’une inconnue et La ruelle au clair de lune,
  • 79 pages de L’intégrale II du Trône de fer,
  • Denier du rêve de Marguerite Yourcenar (198 pages),
  • Un heureux événement d’Eliette Abécassis (146 pages),
  • L’éducation d’une fée de Didier Van Cauwelaert (215 pages),
  • La reine des lectrices d’Alan Bennett (115 pages),
  • et 184 pages de A Mélie, sans mélo de Barbara Constantine (que j’ai fini la journée suivante).

Certes, j’ai lu plus que d’habitude mais j’ai aussi pu profiter du week-end et sans me dégoûter de la lecture : au contraire, je n’avais plus envie de m’arrêter. Je retenterai l’expérience !

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Ma pile à lire de l’été 2017

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Cette année, mes vacances tombent à la toute fin du mois d’août et au début du mois septembre. Je vais donc passer l’essentiel de l’été à Paris au travail… Bouh.

Non, en fait, j’aime bien travailler en été : plus personne dans les transports, la ville est à nous (et on ne va pas se mentir : en théorie, c’est aussi plus calme dans les bureaux). Bref, je m’égare…

Même si je ne vais pas pouvoir lire sur la plage sous les cocotiers, j’aime prévoir une liste de lectures pour la période (pas forcément estivales mais en tout cas des lectures qui me feront voyager depuis mon canapé).

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Défi « no buy » – été 2017

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La prise de conscience

Depuis quelques temps maintenant, je m’intéresse au mode de vie zéro-déchet et doucement au minimalisme. J’ai commencé par lire Famille presque zéro-déchet : ze guide de Bénédicte Moret et Jérémie Pichon, puis la « bible » Zéro déchet de Béa Johnson dont je pourrais vous parler une prochaine fois. Sur les conseils d’une copine, j’ai également regardé le documentaire « Minimalism : a documentary about the important things » de Matt D’Avella (disponible sur Netflix) et je ne loupe aucune vidéo de « Un soupçon de rose » sur Youtube. J’essaie petit à petit d’intégrer quelques uns des bons gestes dans mon quotidien et j’ai déjà changé pas mal de détails dans ma vie pour évoluer vers moins de déchets.

Néanmoins, je reste une grande consommatrice, pas toujours raisonnable, et mon mode de consommation allait à l’encontre de ces aspirations écologiques notamment dans certains domaines : les livres, les cosmétiques, les vêtements et la déco dans une moindre mesure.

En fait, j’ai toujours considéré le shopping comme un temps de plaisir, une récompense ou même une consolation. Sortir de cette conception des choses n’est pas aisée et je ne pense pas pouvoir me défaire un jour complètement de ce schéma mental. Toutefois, je n’ai jamais été une « acheteuse compulsive », j’ai toujours longtemps hésité avant d’acheter, pesé le pour et le contre. Mais je me suis rendu compte ces derniers temps que je finissais par accumuler beaucoup d’objet à usage unique (les livres, les DVD qui ne me plaisaient pas plus que cela) et beaucoup d’objets dont je n’avais pas besoin ou qui faisaient doublon (rouges à lèvres, vêtements, bougies, etc.).

J’en suis finalement arrivée au point où je me suis demandé si, au lieu de me plaindre du manque de place dans mon petit appartement parisien, je ne devrais pas plutôt considérer que le problème est le trop-plein d’objets accumulés, inutilisés et souvent peu durables.

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La Pyrénéenne 2017 – compte-rendu de ma première course officielle

DSC_0526Je suis très heureuse et assez fière de revenir par ici pour partager mes impressions sur ma première course officielle : la Pyrénéenne du XXème ! J’écris cet article l’après-midi même de la course, mes réactions sont on ne peut plus spontanées 😉

L’inscription

J’ai longuement hésité avant de prendre la décision de m’inscrire. Je cours plus ou moins régulièrement depuis deux ans environ avec de longues périodes de relâche et sans vraiment faire preuve de discipline et justement, je me disais que m’inscrire à une course officielle m’obligerait à faire preuve d’un peu d’assiduité dans ma pratique. Lorsque j’ai vu l’affiche de « la Pyrénéenne » sur la façade de la mairie, je me suis dit : « c’est cette course ou jamais » ! Eh oui, que peut-on espérer de mieux pour sa première course qu’un 10 km ni trop grand ni trop petit (un millier de participants) dont le départ et l’arrivée se font juste au pied de chez soi (littéralement) et dont le coût d’inscription est plutôt raisonnable (17€) ? Ni une ni deux, me voilà en train de commander mon tout premier dossard ! Lire la suite

Buttes Chaumont en fleurs

J’habite à Paris depuis bientôt trois ans maintenant (c’est fou ce que le temps passe vite). Pour tout dire, avant de réussir le concours de la fonction publique d’attaché d’administration et de rencontrer mon chéri à l’école de formation post-concours, je n’aurais JAMAIS pensé vivre un jour dans la capitale… J’avais trop peur de Paris, de la taille de cette ville et de l’agitation permanente.

Mais la vie est ainsi faite : si nous voulions habiter ensemble, le choix le plus sûr était Paris. En couple depuis quelques mois seulement, nous ne nous voyions pas nous engager dans une relation à distance. Et puis, on s’était dit : « Paris, c’est en étant jeunes qu’il faut y aller, en profiter, ne vivre que les bons côtés… Avec des enfants, c’est moins évident… ». Lire la suite

First day of spring

Je n’ai jamais rien à dire… C’est un peu compliqué quand on crève d’envie d’écrire. A l’école, j’aimais tellement les rédactions et les dissertations, mais il fallait toujours que mon écriture soit guidée, qu’un sujet me contraigne à produire.

De moi-même, j’ai du mal à m’astreindre à rédiger quelque chose. Je manque terriblement d’inspiration. J’admire ces personnes qui lancent des sujets de conversation, qui ont un avis sur les choses, qui ont toujours des questions à poser, des idées à partager. Peut-être que je manque de curiosité ou d’imagination ou de rigueur. C’est malheureusement possible… Lire la suite